Les assurances

Mettre au monde un enfant entraîne de nombreux frais médicaux. Il faut pouvoir les assumer financièrement. Heureusement, il y a la mutuelle et les assurances complémentaires pour vous y aider.

Et puis un enfant, cela bouge, cela court, cela ne tient pas en place. Déjà tout petit à la crèche. Et puis chez les copains. Qui paie quand un enfant casse quelque chose ?

Un jour l'enfant est enfin autonome financièrement. Vous n'avez plus à vous inquiéter pour lui. Mais en attendant, comment assurer son avenir si vous décédez ?

Bref, dès que votre décision d'avoir un enfant est prise, revoyez vos assurances !

  1. Un accouchement coûte cher : la chambre, l'anesthésiste, le gynécologue, etc.
    Et les soins postnataux aussi : les frais de kiné notamment, pour la maman.

    Une grande partie de ces frais sera remboursée par l'assurance-maladie obligatoire.

    Cette couverture est toutefois incomplète : elle ne prend pas en charge certains suppléments parfois importants, si vous séjournez dans une chambre individuelle par exemple. L'assurance hospitalisation peut éventuellement prendre alors le relais et vous permettre de diminuer le montant qui restera en fin de compte à votre charge. Mais attention, à certaines conditions seulement : ces conditions sont reprises dans les conditions générales du contrat que vous avez avec votre mutuelle ou votre assureur complémentaire. Lisez bien ces contrats quelques semaines avant la date de l'accouchement, afin de préparer celui-ci en connaissance de cause : choix d'une chambre individuelle ou non, choix de l'hôpital etc. En effet, d'un contrat à l'autre les choses peuvent être très différentes ! Ainsi, si vous vous assurez alors que vous êtes déjà enceinte, il n'est pas certain que l'accouchement et tous les frais liés à la naissance seront déjà couverts. Si vous venez de souscrire à votre contrat, vérifiez si une période "de stage" (ou d'attente) n'est pas prévue dans le contrat. Pendant cette période qui peut durer quelques mois, l'assurance hospitalisation n'interviendra pas.

    Pour plus d'information concernant l'assurance soins de santé, voir ailleurs sur ce site.

  2. Votre fils était invité chez son copain. Il était super content : enfin l'occasion de taper sur le ballon !

    Mais le soir, quand la maman vous a annoncé le bris de la fenêtre par votre fils vous vous êtes dit que c'était une après-midi qui coûtait bien cher finalement. Car vous vous sentez moralement tenue de rembourser les dégâts.

    Allez-vous pouvoir faire appel à votre assurance R.C. familiale ? Pas forcément. En effet, pour qu'elle puisse jouer il faut que vous soyez reconnu responsable du dommage. Or, votre fils était chez son copain. Il n'était dès lors pas sous votre surveillance. Vous ne pouvez dès lors pas être considéré responsable de ce qui est arrivé. Les conditions de l'assurance prévoient par ailleurs peut-être d'autres limitations. Vérifiez votre contrat pour savoir s'il couvre les actes fautifs de votre enfant lorsqu'il n'est pas sous votre garde. Et pour plus d'information concernant l'assurance R.C. familiale, voir ailleurs sur ce site.

  3. Il n'a que 16 mois mais c'est un vrai bolide : quand il se met à marcher, plus rien ne l'arrête ! Là c'est son copain qui en a fait les frais. Il est tombé, malheureusement suffisamment mal que pour que plusieurs points de suture soient nécessaires ...

    Est-ce vous qui allez devoir payer les frais occasionnés par votre fils ?

    En principe non. La crèche doit en effet en principe avoir souscrit une assurance responsabilité civile professionnelle qui couvre ce genre de problèmes. Cette assurance est censée couvrir les dommages qui seraient occasionnés aux enfants et à toute autre personne.

    N'hésitez pas à demander des précisions à ce propos au responsable de la crèche.

  4. Pour le moment tout va bien. Votre dernier check-up médical a montré que vous êtes dans une forme éblouissante. Mais vous savez que cela peut changer, parfois rapidement. Vos enfants sont jeunes. Vous souhaitez qu'ils ne soient pas obligés de renoncer à faire des études supérieures si vous veniez à décéder par exemple.

    Quels moyens peuvent être envisagés ?

    Vous souhaitez couvrir le risque que vous décédiez. En terme d'assurance vous pouvez couvrir ce risque avec une assurance-décès.

    Quand vous décèderez, l'assureur versera :

    • aux bénéficiaires désignés dans le contrat, en l'occurrence vos enfants,
    • un capital ou une rente (un montant que l'assureur paye régulièrement, par exemple chaque mois, pendant une période convenue pendant le contrat) convenu à l'avance.
       

    Vous pouvez souscrire cette assurance pour toute votre vie.

    Vous pouvez également la souscrire jusqu'à la date où votre dernier enfant aura 25 ans par exemple. Cela coûtera moins cher que de la prévoir pour toute votre vie, et le but recherché sera quand même couvert : vos enfants seront à l'abri tant qu'ils ne seront pas autonomes financièrement. Évidemment, si vous ne décédez pas avant la fin du contrat, les primes que vous avez versées sont perdues. Vous pouvez éviter cela en partie par une assurance mixte, qui combine les avantages d’une assurance-décès et ceux d’une assurance-vie. Pour plus d'information à ce propos, voir ailleurs sur ce site.