Louer un kot

Votre première rentrée académique approche. C'est l'effervescence ! 
Kot est un mot typiquement belge désignant, à l’origine, un débarras mais qui définit aujourd'hui un logement loué à des étudiants pendant l’année scolaire ou universitaire. La recherche d’un « kot » est un des moments-clés de votre préparation à la vie estudiantine.
 
Trouver un kot  n'est pas toujours simple.  Les demandes sont nombreuses et l'offre de kots souvent limitée.  L'école supérieure ou l'université où vous allez suivre vos cours peut, à cet égard, être d'une aide précieuse.  La grande majorité d'entre elles disposent d'un service logement pour vous aider dans vos recherches.
 
Surtout ne signez pas le bail du premier kot venu. Un kot ça se choisit soigneusement. Visez les quartiers calmes et sûrs, et surtout comparez les prix. Ne sous-estimez d'ailleurs pas les coûts d'un kot. Le loyer est une donnée essentielle mais comparez aussi les charges locatives et tenez compte du prix des assurances.
 
Une fois que vous aurez trouvé le kot de vos rêves, lisez attentivement le contrat de bail. Un certain nombre d'éléments doivent impérativement y figurer comme les charges que vous devez payer et l'état des lieux.
 
Le contrat de bail doit également stipuler les conditions pour mettre un terme à votre contrat de bail avant la date prévue. Une fois toutes ces démarches accomplies il ne vous restera plus qu'à emménager.

LES CONSEILS WIKIFIN

  • Conservez soigneusement vos copies du contrat de bail, du règlement d’ordre intérieur et de l’état des lieux car ces documents fixent vos devoirs mais aussi vos droits.
  • Prenez soin de votre kot. De cette façon, à la fin de la location, vous récupérerez le montant de votre garantie locative.
  1. La recherche d’un kot peut être un parcours semé d’embûches. Mais avec une bonne méthode, vous dénicherez certainement l’endroit idéal pour poursuivre vos études.
     
    La première piste qui s’impose est celle de l’université ou de la haute école que vous avez choisie. La plupart d’entre elles disposent d’un Service Logement. Certaines universités travaillent même en relation directe avec des propriétaires privés, leur propre offre n'étant pas suffisante pour satisfaire toutes les demandes.
     
    Vous pouvez également effectuer vos recherches sur des sites web immobiliers ou spécialisés dans la location de logements étudiants, ainsi que dans la presse périodique payante ou gratuite.
     
    Les agences immobilières disposent souvent d’une offre appropriée, en particulier dans les grandes villes universitaires.
     
    Repérer les annonces sur les façades des maisons ou dans les commerces constitue une autre voie de recherche.
    Enfin, ne négligez pas le bouche-à-oreille : il arrive que des kots se libèrent avant ou après la seconde session.
     
    Et la colocation ?
     
    Entre frères et sœurs ou entre ami(e)s, la colocation peut constituer une option intéressante. Il est souvent plus facile de s’entendre avec des proches qu’avec des inconnus et, financièrement, le gain peut être appréciable. Il n’est toutefois pas indispensable que les colocataires se connaissent préalablement : sur certains sites web spécialisés, les candidats se présentent via un profil, comme sur les réseaux sociaux, se rencontrent et choisissent ou non de cohabiter.
     
  2. Une règle d’or en la matière : anticiper ! Mettre à profit les vacances de Pâques qui précèdent le grand saut vers l’enseignement supérieur est un bon plan car bon nombre de logements se réservent déjà à ce moment-là. Vous aurez ainsi un plus grand choix que si vous vous y prenez à la dernière minute et pourrez privilégier le meilleur rapport qualité-prix.

    Quelques conseils utiles pour rechercher un kot :

    • Visitez à votre aise les kots que vous avez sélectionnés afin de repérer les éventuels problèmes (sanitaires défectueux, propreté douteuse des communs, réseau Internet trop lent, etc.) et comparez les loyers. Ceux-ci peuvent aller du simple au double.
    • Faites le bon choix en termes de localisation : quartier calme et sûr, liaison facile par transports en commun avec votre établissement scolaire, commerces de proximité, etc. Si vous ne connaissez pas bien la ville où vous allez étudier, prenez conseil auprès d’autres jeunes, par exemple en vous rendant sur le campus.
    • Vérifiez la durée de la location (en règle générale, 10 ou 12 mois) et la présence d’une clause de résiliation en cas d’abandon des études, lisez attentivement le bail et le règlement d’ordre intérieur, examinez les modalités de la garantie locative et ne perdez pas de vue les charges complémentaires.
       

    Vous avez ainsi toutes les cartes en mains pour bien choisir votre kot : alors, en route !

  3. Pour éviter toute mauvaise surprise, établissez un budget qui tienne compte de toutes les dépenses inhérentes à une vie d'étudiant autonome. Le kot est naturellement un gros poste de ce budget, sinon le principal.
     
    Le loyer
     
    Selon la ville, le quartier, la superficie et le type de bien (logement privé ou logement universitaire), le loyer d’un kot peut varier du simple au double, voire plus.
     
    Le loyer doit être payé mensuellement, même si vous n’y séjournez pas pendant certaines périodes (par exemple, durant les blocus).
     
    Le montant du loyer est le plus souvent versé par virement de votre compte (ou celui de vos parents) sur celui du propriétaire. S’agissant d’un montant mensuel fixe, vous pouvez, le cas échéant, envisager de faire un ordre permanent afin d’être certain de payer dans les temps.
     
    Lisez attentivement le contrat du bail du kot avant de le louer, afin d'éviter les mauvaises surprises, comme par exemple par rapport à la durée de la location. La plupart des logements étudiants sont loués pour une durée de 10 mois. Mais certains propriétaires peuvent faire courir la location sur 12 mois. 
     
    Réfléchissez à la nécessité de louer votre kot durant les mois d’été. Deux mois de loyer c'est déjà une petite somme d'argent. 
    Louer pendant les mois d'été peut toutefois avoir des avantages si vous devez étudier pour une seconde session. Et, c'est une façon de « verrouiller » votre accès au même logement pour les années qui suivent.
     
    Les charges locatives
     
    Les charges locatives s’ajoutent au montant du loyer. Certaines charges sont communes (par exemple, l’entretien et l’éclairage des escaliers, du hall d’entrée, etc.) et d’autres individuelles (votre consommation d’eau, de gaz, d’électricité, éventuellement la connexion Internet). Généralement, un montant forfaitaire est prévu dans le contrat de bail. Si la consommation d’eau et d’énergie est individualisée, votre propriétaire devra vous reverser le trop perçu ou vous réclamer un montant complémentaire en fin de bail, sur base de pièces justificatives.
     
    La garantie locative
     
    La garantie locative (ou caution) est une somme d'argent à verser au bailleur au moment de la location du kot : il est généralement demandé au minimum un mois de garantie. Si le kot est votre résidence principale, c’est la loi sur les loyers qui s’applique, avec des dispositions propres en matière de garantie locative.
    La garantie locative n’est pas obligatoire, mais elle ne peut être refusée au propriétaire qui la demande. Elle lui permet, en effet, de se prémunir contre les éventuels dégâts locatifs, arriérés de loyers, etc. Veillez toutefois à ce que la garantie locative soit bloquée sur un compte bancaire à votre nom, ce qui vous permettra de récupérer capital et intérêts en fin de bail. A condition, toutefois, que vous n'ayez pas fait de dégâts dans le kot…
     
    Les assurances
     
    La plupart des contrats de location prévoient que vous êtes tenus de prendre une assurance couvrant votre responsabilité locative, c'est-à-dire les dégâts que vous pourriez occasionner (incendie, dégâts des eaux, bris de vitre). La plupart des compagnies d’assurances proposent des contrats spécifiques pour les logements d’étudiants. Il se peut aussi que la location d’un kot soit couverte par l’assurance habitation de vos parents. Cela suppose, dans ce cas, que vous restiez domicilié chez eux. 
     
    Vous avez un pc portable, une tablette, un smartphone ? Il peut s’avérer utile de s’assurer également contre le vol, à moins, une fois encore, que le contenu du kot ne soit couvert par l’assurance habitation de vos parents.
     
    Autres frais
     
    D'autres frais viennent éventuellement s’ajouter au coût du kot proprement dit :
    • taxes (taxe de séjour ou de seconde résidence selon les communes, taxe immondices) ;
    • connexion Internet (si pas intégrée aux charges locatives) ;
    • frais de déplacement ;
    • alimentation ;
    • lavoir ;
    • etc.
  4. Une fois que vous avez trouvé le kot qui vous convient, vous (ou vos parents) devrez signer différents documents et en communiquer d’autres au propriétaire (bailleur).
     

    1. Le contrat de location (contrat de bail)

    Un contrat de bail écrit est obligatoire avant toute location d’un kot d’étudiant. Si vous êtes mineur, le propriétaire exigera la plupart du temps qu’un majeur s'engage en signant le bail avec vous (cela peut également être le cas si vous êtes majeur).
     
    • l’identité du propriétaire et du locataire ;
    • le montant du loyer et des charges ;
    • le montant de la garantie locative et les modalités de constitution de celle-ci ;
    • la durée du contrat ;
    • les conditions moyennant lesquelles vous pouvez renoncer au bail avant la date prévue ;
    • les éventuels entretiens et réparations que vous devrez payer ;
    • le règlement d’ordre intérieur (facultatif) ;
    • l’état des lieux (obligatoire). 
       
    La plupart des contrats de location de kots étudiants sont des contrats à durée déterminée : 10 ou 12 mois le plus souvent, mais il y a aussi des durées plus courtes ou plus longues. Vérifiez bien au préalable la durée du bail. Le bail prend fin automatiquement à la date indiquée, sauf si un préavis est imposé par le contrat de location.
     
    C’est au propriétaire qu’il incombe de faire enregistrer le bail dans les deux mois à compter de sa signature.
     
    Si votre kot devient votre résidence principale, c’est la loi sur les loyers qui est d’application. Il faut vérifier, au préalable, que le contrat de location permette cette domiciliation. C’est un point à discuter avec le propriétaire.
     
    Règlement d’ordre intérieur
     
    Il est fréquent qu’un règlement d’ordre intérieur soit instauré par le propriétaire et accompagne le contrat de location. Ce règlement peut préciser, par exemple, jusqu'à quelle heure vous pouvez recevoir de la visite, si vous pouvez fumer dans le kot, etc. Certaines clauses peuvent aller à l’encontre de la vie privée : soyez vigilant sur ce point.
     
    État des lieux
     
    L'état des lieux est une description détaillée de l’état dans lequel se trouvent la location et parfois aussi certains éléments du mobilier (électroménager, vaisselle, etc.) au moment de l’entrée du locataire. Il est légalement obligatoire et doit être établi ensemble par le propriétaire et le locataire. En d’autres termes, vous avez votre mot à dire ! Il est joint au contrat de bail après avoir été daté et signé par les deux parties. 
     
    Soyez attentif à ce que l’état des lieux d’entrée reflète bien la situation réelle et contestez les formules trop générales du type : « Le locataire s’engage à restituer les lieux en parfait état ». À défaut, vous pourriez être amené à devoir rendre un logement en meilleur état qu’il ne l’était au moment de votre arrivée…
     

    2. Prouvez  que la garantie locative est constituée

    La garantie locative est généralement déposée sur un compte bancaire à votre nom, ce qui vous permettra d’attester que la somme nécessaire a bien été bloquée. Évitez tout paiement de la main à la main et s’il n’y a pas d’autre possibilité, exigez un reçu daté et signé.
     
    3. La preuve de l'assurance couvrant votre responsabilité locative
     
    La loi ne vous oblige pas à souscrire une assurance incendie, mais celle-ci est vivement recommandée. Si la location d’un kot n’est pas couverte par l’assurance habitation de vos parents, souscrivez alors une assurance couvrant votre responsabilité locative : les risques d’incendie mais aussi les dégâts des eaux, le bris de vitre, etc. Dans certains cas, le contrat de bail l’impose explicitement.

    Les conseils Wikifin

    • Conservez soigneusement vos copies du contrat de bail, du règlement d’ordre intérieur et de l’état des lieux car ces documents fixent vos devoirs mais aussi vos droits.
    • Prenez soin de votre kot. De cette façon, à la fin de la location, vous récupérez le montant de votre garantie locative.
  5. Rien ne va plus, vous décidez d’arrêter vos études ! Ou, peut-être, y êtes vous contraint, suite à une maladie par exemple. Votre campus ne vous convient pas et vous optez pour un changement d'école ou d'université. Vous vous installez avec votre ami(e). Ou, tout simplement, vous retournez vivre chez vos parents...  Enfin soit, vous n'avez plus besoin de votre kot et payer pour rien n'est jamais drôle.
     
    Dans la pratique, résilier un bail à durée déterminée, tel que le contrat de location d’un kot d’étudiant, est impossible avant la date de fin prévue, sauf si une clause du contrat le prévoit. C’est ce qu’on appelle la clause de résiliation. Dans ce cas, vous devrez envoyer un préavis par lettre recommandée au propriétaire. Votre préavis commence à courir le premier jour du mois qui suit celui durant lequel le recommandé a été envoyé. Si vous envoyez votre préavis le 29 novembre par exemple, votre préavis commencera à courir le 1er décembre.
     
    Si le contrat ne comprend pas de clause de résiliation, le propriétaire est en droit d’exiger l'entièreté des loyers en cas de départ anticipé. Il vous restera alors la possibilité d'essayer de négocier avec lui, en lui expliquant votre situation.

    Le conseil Wikifin

    • Avant de signer le contrat de bail, discutez avec le propriétaire des modalités de départ éventuel en cours de bail. Tentez d’obtenir l’insertion dans le contrat d’une clause de résiliation ou une extension de celle-ci si elle existe mais est limitée à certains cas extrêmes (maladie grave de l’étudiant, décès d’un parent). Eventuellement en fixant de commun accord une indemnité de départ.