Louer un appartement ou une maison

Vous n'avez pas une brique dans le ventre et préférez louer votre logement. Même si cette situation est temporaire, il convient de "louer" dans les règles afin d'éviter de mauvaises surprises.
 
La première chose à faire est d'établir votre budget afin de déterminer dans quelle fourchette de prix doit se situer votre loyer. Tenez compte qu'outre le loyer vous devez avoir des économies suffisantes pour mettre en dépôt une garantie locative. Il faut généralement compter 2 à 3 mois de loyer. Vous devrez aussi pouvoir faire face à des frais d'entretien, aux charges individuelles (eau, électricité,...) et communes, et aux frais d'assurance entre autres. Vous craignez de ne pas pouvoir faire face à ces charges financières ? Sachez que les pouvoirs publics ont mis en place quelques dispositifs afin de faciliter l'accès au logement
 
Vous avez trouvé la location qui vous convient ? Signez un contrat de bail et faites un état des lieux pour être en accord avec la loi et pouvoir faire valoir vos droits en cas de litige avec votre propriétaire.
 

LES CONSEILS WIKIFIN

  • Si vous êtes en désaccord avec votre propriétaire, essayez d'abord de trouver un accord amiable, le cas échéant par le biais d'une procédure en conciliation auprès du juge de paix. Vous éviterez ainsi des frais de justice et d'avocat.
  • Si vous décidez de quitter le bien que vous louez avant la fin de votre bail, veillez à prévenir par écrit (dans une lettre signée) le propriétaire trois mois avant la date prévue de votre départ.
  1. Depuis le 15 juin 2007, la location d'une maison, d'un appartement qui sera la résidence principale du locataire doit obligatoirement faire l'objet d'un contrat écrit.
     
    Par ce contrat, le propriétaire de l'habitation (le bailleur) donne en location une habitation à un locataire (le preneur). Le locataire pourra occuper l'habitation en échange du paiement d'un loyer et des charges au propriétaire.
     
    Le contrat de bail doit être rédigé en autant d’exemplaires que de parties signataires : le(s) propriétaire(s) et le(s) locataire(s). Il faut en outre un exemplaire pour l'enregistrement du bail. 
     
    La location d'un kot donne lieu à une forme de bail spécifique.
     
    Personnes liées par le contrat de bail 
     
    Le contrat de bail lie les personnes qui le signent : le(s) bailleur(s) et le(s) locataire(s).
     
    Mais d'autres personnes peuvent entrer en ligne de compte, comme :
    • dans le cas où votre propriétaire a revendu le bien immobilier que vous louez, le nouveau propriétaire du bien est concerné par le bail à certaines conditions.  Il est tenu du bail ;
    • les personnes mariées et des cohabitants légaux peuvent également être concernés par la bail. Si votre conjoint a signé un bail avant votre mariage ou votre cohabitation légale, vous aurez toutefois les mêmes droits et devoirs que lui par rapport à la location. Ces règles ne s’appliquent toutefois qu’au logement familial, c’est-à-dire à la résidence principale du ménage. Elles ne concernent donc pas les résidences secondaires ou des biens à usage professionnel.
    Les personnes vivant en couple sous le régime de la cohabitation de fait (union libre) ne sont pas tenus de la même manière à un contrat de bail. Seul le cohabitant de fait qui a signé le contrat de bail a des droits dessus. Il a tout à fait le droit de mettre son partenaire dehors sur un coup de tête. Si vous êtes cohabitants de fait, mieux vaut signer le contrat de bail à deux. Ou, si ce bail est déjà signé par l'un, faire un avenant (un complément au contrat) pour que l'autre soit également considéré comme locataire à part entière. En cas de séparation ou de décès, cela permettra d’éviter certaines mauvaises surprises, comme une obligation subite de quitter les lieux…
     
    Durée du bail
     
    La durée standard d’un contrat de bail est de 9 ans. Si le bail est conclu sans indication de durée ou pour une durée déterminée comprise entre 3 et 9 ans (par exemple, 5 ans), il sera considéré comme étant conclu pour 9 ans.
    Il existe toutefois des contrats de bail de plus courte (3 ans ou moins) ou de plus longue (plus de 9 ans) durée, ainsi que des contrats à vie (qui s’éteignent avec la mort du locataire).
     
    Résiliation anticipée
     
    Dans le cas des baux standard ou des baux de plus de 9 ans, tant le propriétaire que vous-même pouvez résilier (rompre) le contrat avant son terme, sous certaines conditions. Des règles spécifiques s’appliquent pour les autres types de baux.
     
    Dans tous les cas un délai de préavis est à respecter.  Ce délai est précisé dans le contrat de bail. Dans le cas d'un bail classique de 9 ans, la durée du préavis est généralement de trois mois. 
     
    Prorogation
     
    Lorsque le bail arrive à son terme, il est possible de le prolonger (proroger) de commun accord, entre vous et le propriétaire, pour une durée déterminée. Cette prorogation est automatique. Si vous n'avez pas songé à signaler la fin du bail à son échéance, ni votre propriétaire d'ailleurs, le bail continue. Enfin, lorsqu’un contrat de bail arrive à échéance ou est résilié de manière anticipée, vous pouvez demander au propriétaire de prolonger la durée du contrat pour raisons exceptionnelles : une maladie grave ou un âge très avancé, par exemple. En cas de désaccord avec le propriétaire, ce sera au juge de paix de trancher.
     
    Enregistrement du bail
     
    Le propriétaire est tenu d’enregistrer tout contrat de bail relatif à la résidence principale du locataire auprès du Bureau d’enregistrement de la commune où se situe le bien. Cette formalité doit être accomplie dans les deux mois de la signature du contrat. Toute modification ou avenant au contrat doit également faire l’objet d’un enregistrement.
    L'enregistrement du bail aura notamment pour conséquence de donner au bail une "date certaine", c'est-à-dire une date qui ne pourra pas être contestée. Cette date pourra entre autres servir de base pour le calcul de l'indexation du loyer.
     

    Les conseils Wikifin

    • Si vous décidez de quitter votre location avant le terme d'un contrat de bail classique de 9 ans, veillez à prévenir le propriétaire trois mois avant la date prévue de votre départ. Durant les trois premières années du bail, vous devrez normalement lui verser une indemnité allant de 1 à 3 mois de loyer (3 mois si vous quittez la location après un an, 1 mois si vous quittez au bout de 3 ans).
    • Si vous décidez de sous-louer le logement qui vous sert de résidence principale, renseignez-vous préalablement sur les règles qui s’appliquent dans un tel cas. La même chose si vous prenez un logement en sous-location ! Lisez bien le contrat de bail car les dispositions de celui-ci influenceront votre sous-location. Pour plus d'information, voir pages 50 et 51 de la brochure sur la loi sur les loyers.

     

  2. C'est bien connu : "L'Homo Belgicus" a une brique dans le ventre. Plutôt que de louer son habitation, en versant indéfiniment un loyer à un propriétaire, et sans garantie de pouvoir toujours rester dans son logement, les habitants de nos régions préfèrent devenir propriétaires de leur logement.
     
    Ont-ils raison de vouloir devenir propriétaire de leur logement ?
    Financièrement, devenir propriétaire de son logement est souvent beaucoup plus intéressant que d'être locataire.
     
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    Soyons concrets 
    Être locataire et payer chaque mois un loyer de 750 euros par exemple, est un choix qui a des implications financières : 
    • Ce loyer déterminé par votre propriétaire risque fort d'évoluer dans le temps. Il pourrait augmenter de 50 % en 20 ans suite entre autres à l'indexation des loyers. Qu'est ce que l'indexation des loyers ? Chaque année, à la date anniversaire de l’entrée en vigueur de votre contrat de location, le loyer peut être adapté au coût de la vie. Pour déterminer l'augmentation de votre loyer votre propriétaire va se référer à l'évolution de l'indice santé. Vous pouvez mesurer vous-même l'indexation de votre loyer sur ce site.
    • Dans 15 ans, 20 ans,... vous devrez encore payer votre loyer. A l'heure de la pension, vos revenus risquent fort de diminuer mais le montant de votre loyer ne sera pas pour autant revu à la baisse. 
    Vous voulez devenir propriétaire ? De ce choix découlent également des implications financières.
    • Reprenons les 750 euros de loyer de notre exemple, mais pour payer la mensualité d'un crédit hypothécaire cette fois. Une mensualité d'un crédit logement de 750 euros, payée pendant une période de 20 ans, correspond sur base des taux actuels à un capital de 100.000 euros. "Difficile de trouver une habitation de 100.000 euros de nos jours", me direz-vous. Et, vous avez raison. Devenir propriétaire va souvent de pair avec des charges mensuelles plus importantes que si vous étiez resté locataire. Pour un emprunt hypothécaire de 250.000 euros, il vous faudra compter des remboursements mensuels de 1.580 euros (taux fixe de 4,60 % sur 20 ans). Il est toutefois intéressant de noter que si vous avez opté pour un taux hypothécaire fixe, ces mensualités n'augmenteront pas avec le temps.
    • Un candidat-acquéreur devra également tenir compte de certains frais que le locataire ne devra pas payer comme les frais d'acquisition, les réparations à l'habitation et le paiement de taxes diverses. Avant de devenir propriétaire, il faut tenir compte du budget que ça implique et faire ses comptes pour ne pas se mettre la corde au cou. 
    • Par contre, dans 20 ans votre crédit hypothécaire sera payé et vous n'aurez plus de "loyer" à payer pour votre habitation. Acheter sa maison peut être considéré comme une épargne forcée ! Une épargne utile, car plusieurs études ont démontré que les pensionnés propriétaires de leur logement étaient moins touchés par des soucis de pauvreté que les pensionnés locataires.
    • Acheter son logement peut-être considéré comme un placement. Au bout de 20 ans votre habitation aura probablement pris de la valeur ! Valeur qu'il faut mettre en perspective avec tous les frais engagés pour maintenir votre habitation en état.
    Pour tout savoir sur le budget dont il faut disposer pour devenir propriétaire de son habitation, nous vous invitons à lire la question 2.
     
    Comme vous l'aurez compris, devenir propriétaire de son logement est avantageux financièrement mais demande également de disposer de revenus relativement importants. Conscients de cette problématique, les pouvoirs publics donnent un coup de pouce aux candidats à l'achat ou à la construction d'une habitation. Les propriétaires peuvent bénéficier d'avantages fiscaux, d'aides et même de primes à l'acquisition ou à la rénovation.
     
    Réponse rédigée en collaboration avec la Fédération Royale du Notariat Belge.
     
  3. L’état des lieux est une description détaillée du bien loué, réalisée au début et à la fin du contrat de location. Pour le propriétaire, c’est la seule manière d’établir d’éventuelles dégradations du bien dont le locataire serait responsable et qu’il devrait alors indemniser. 
     
    L'état des lieux ne sert pas uniquement en début et en fin de location. Au cours d'une location, l’état des lieux vous protège en tant que locataire, en cas de litige avec le propriétaire au sujet de l’état du bien.  Il vous permettra, par exemple, d’invoquer des vices (gros défauts) apparus en cours de location et d’exiger une remise en état.  Si par exemple des tâches d'humidité apparaissent suite à une fuite dans la toiture, vous pourrez sur base de l'état de lieux prouver que ces tâches n'existaient pas au préalable et demander au propriétaire que des réparations soient effectuées.
     
    Établir un état des lieux
     
    Réaliser un état des lieux ça ne s'improvise pas.  Certaines règles doivent être respectées pour qu'il soit valide :
    • l’état des lieux est obligatoire pour tous les baux d’immeubles (sauf les baux à ferme) conclus depuis le 18 mai 2007 ;
    • il doit être précis, complet et contradictoire. Cela signifie qu'au moment de l'établissement de cet état des lieux, la présence du propriétaire et du locataire (ou leur représentant) est nécessaire. Il doit être signé par les deux parties : le(s) propriétaire(s) et le(s) locataire(s) ;
    • il doit être réalisé au plus tard durant le premier mois d’occupation du bien ;
    • le propriétaire et le locataire peuvent décider de commun accord de faire appel à un expert (géomètre-expert ou architecte) pour dresser l’état des lieux. Dans ce cas, le paiement de cet expert se fera moitié-moitié par les deux parties. Si vous décidez seul(e) de prendre un expert, vous devrez assumer l'entièreté de ses honoraires ;
    • l'état des lieux doit être joint au contrat de bail pour l’enregistrement ;
    • un avenant (un document qui vient modifier l'état des lieux initial) peut venir compléter l'état des lieux initial si des modifications sont apportées au bien loué pendant la durée du bail.
     
    À la fin du contrat de bail
     
    En fin de bail, vous êtes tenu de restituer le bien dans l’état où il se trouvait à votre arrivée, sauf s’il s’agit de dégâts provoqués par la vétusté des lieux, un cas de force majeure ou l’usage normal du bien.
     
    S’il n’y a pas eu d'état des lieux détaillé à l’entrée, vous êtes supposé avoir reçu le bien dans l’état où il se trouvait à la fin du bail. Dans ce cas, vous ne pourrez pas être tenu pour responsable des dégâts éventuels, à moins que le propriétaire ne parvienne à prouver que ces dégâts ont bien été occasionnés par vous-même, un membre de votre famille ou un éventuel sous-locataire. Vous devrez alors payer les réparations.
    Une liste d’experts établissant des états des lieux peut être obtenue auprès de l'Ordre Belge des Géomètres-Experts.

    Le conseil Wikifin

    • Même en présence d’un état des lieux, il appartiendra toujours au propriétaire de prouver qu’il y a bien eu des dégradations et que vous en êtes responsable en tant que locataire. Une relation de confiance reste le meilleur garant d’une cohabitation harmonieuse entre propriétaire et locataire.

     

  4. La garantie locative est une somme d’argent qui protège le propriétaire contre les éventuels dégâts occasionnés à son bien par le locataire, ou un défaut de paiement de ce dernier par exemple. Si le contrat de bail prévoit une garantie locative (ce qui est généralement le cas), vous ne pourrez pas refuser de la payer.
     
    Trois formules au choix
     
    En tant que locataire, vous pouvez choisir entre trois formes de garantie locative :
    • garantie bancaire versée en une seule fois : dans ce cas, la garantie ne peut excéder l’équivalent de deux mois de loyer. Elle est placée sur un compte bancaire à votre nom et produit des intérêts ;
    • garantie bancaire versée en plusieurs mensualités : dans ce cas, la garantie ne peut excéder l’équivalent de trois mois de loyer. La banque garantit le montant total à compter de la signature du bail, mais ne vous versera pas d’intérêts tant que la garantie locative n’est pas entièrement constituée. Le délai maximum pour ce faire est de trois ans ;
    • garantie bancaire négociée par le CPAS : dans ce cas également, la garantie ne peut excéder l’équivalent de trois mois de loyer. C’est le CPAS qui introduit la demande auprès de la banque, mais d’autres formules sont également possibles.
     
  5. La location d’un appartement ou d’une maison constitue généralement le principal poste de dépenses dans le budget d’un ménage. Un grand nombre de facteurs conditionne le prix d’un loyer : l’état et la superficie du bien, le quartier ou la ville dans lequel il est situé, l’environnement immédiat, etc.
     
    Paiement du loyer et des charges
     
    Vous êtes tenu de payer votre loyer et les charges qui y sont liées aux échéances (dates) prévues dans le contrat de bail. Dans la grande majorité des cas, le loyer est payé anticipativement en début de mois.  En d'autres termes, vous payez le 1er octobre votre loyer pour occuper votre logement tout le mois d'octobre.
     
    La garantie locative est, elle, constituée dans la plupart des cas au début du contrat.
     
    Calcul du loyer
     
    Annuellement, à la date anniversaire de la signature du bail, votre loyer peut subir une indexation, c’est-à-dire qu’il est adapté au coût de la vie. De manière générale cette indexation est autorisée même si elle n'est pas prévue dans le bail. Par contre si le bail prévoit qu'il n'y aura pas d'indexation, aucune indexation n'est possible, sauf en créant un avenant au bail. Un tel avenant nécessitera l'accord de toutes les personnes qui ont signé le bail.
    Plus d'informations concernant l'indexation et ses cas d'application sur le site internet des autorités
    Pour ne pas vous faire surprendre par une indexation plus conséquente que prévu,  consultez le calculateur en ligne du Service public fédéral Économie.
    À la fin de chaque période de trois ans, le propriétaire comme le locataire peut demander une révision du loyer à la hausse ou à la baisse, moyennant le respect de certaines conditions. En cas de litige le propriétaire ou le locataire devra saisir un juge de paix.
     
    Calcul des charges
     
    La majorité des contrats de bail prévoit le paiement de charges, qui viendront s’ajouter au montant du loyer :
    • des charges communes, qui peuvent parfois être élevées dans certains immeubles à appartements : entretien du hall, de l’ascenseur, etc. ;
    • les frais liés à votre propre consommation d’électricité, de gaz et d’eau.
    Deux systèmes sont possibles pour le paiement de ces charges :
    1. des charges forfaitaires : vous payez un montant mensuel fixe. Le fait que les frais réels seraient le cas échéant plus ou moins importants que ce montant n'entre pas en ligne de compte ;
    2. les frais réels : vous payez ce qui correspond réellement à vos frais. Généralement il sera prévu dans le contrat de bail que vous payez mensuellement une provision. La provision est un montant fixe versé chaque mois par le locataire. Si ce montant est fixe, il n'est toutefois pas forfaitaire : ces montants sont versés dans l'attente du décompte définitif des frais. Vous payerez en effet le solde suite à un décompte précis établi en fin d’année sur base de pièces justificatives. 
    Par exemple, imaginons qu'une provision de 80 euros est prévue dans le contrat de bail. Mais, le décompte établi en fin d'année montre que les frais réels pour ce qui vous concerne s'élève à 1276 euros. Vous êtes redevable de ce montant de 1276 euros, dont on va déduire les provisions (80 x 12 = 960) déjà versées. Suite à ce décompte de fin d'année, vous devez payez le solde, soit un montant de 316 euros.
     
    Vous trouverez plus d'information à ce propos, aux pages 40 à 42 de la brochure sur les loyers.
     
    En cas de contestation sur la hauteur des charges, l’une ou l’autre partie pourra soumettre le litige à un juge de paix.
     
    Précompte immobilier
     
    Le précompte immobilier ne peut jamais être mis à charge du locataire. Si une clause dans le bail prévoit le paiement du précompte immobilier par le locataire, elle n'est tout simplement pas valable.
    La situation du locataire peut permettre une réduction du montant du précompte immobilier. En effet, suivant que le locataire a par exemple des enfants à charge, une réduction du précompte immobilier peut être demandée. N'hésitez donc pas à porter à la connaissance de votre propriétaire votre situation familiale. Si le propriétaire de l’immeuble obtient une réduction du précompte immobilier grâce à votre situation familiale, vous devez pouvoir la défalquer de votre loyer.

    Les conseils Wikifin

    • Que vous soyez étudiant, actif ou retraité, il est important de veiller à ce que votre loyer ne représente pas une partie trop importante de votre budget mensuel.
    • En tant que locataire, le précompte immobilier ne peut pas être mis à votre charge. Mais, si vous pouvez obtenir une réduction du précompte immobilier pour votre propriétaire, grâce notamment à votre situation familiale, votre loyer devrait être réduit d'autant. Discutez-en ouvertement avec votre propriétaire.

     

  6. La chaudière de votre location vient de rendre l'âme. Qui doit veiller à son remplacement vous ou le propriétaire ?
     
    Deux grands principes régissent la répartition de frais liés à l'entretien et aux réparations dans une location :
    • le propriétaire d’un immeuble loué est tenu d'effectuer  les réparations importantes (réparer la toiture etc.), les grands travaux d’entretien (réparation/remplacement des gouttières, d'une canalisation, etc.), le remplacement des machines défectueuses (la chaudière, le chauffe-eau, etc) ;
    • en tant que locataire, vous devrez effectuer les petites réparations liées à l’usage quotidien de votre logement : réparer la chasse d'eau, déboucher les éviers, enlever les feuilles mortes des gouttières, etc. Par ailleurs, vous incombe également l'entretien de la chaudière, du chauffe-eau, etc. Pour tous les travaux qui nécessitent l’intervention du propriétaire, vous êtes tenu de le prévenir rapidement en cas de problème.
    Donc pour la chaudière qui vient de rendre l'âme c'est à votre propriétaire de veiller à son remplacement et à vous de prendre en charge son entretien régulier une fois qu'elle sera remplacée.
     
    Bail de rénovation
     
    Il arrive que le locataire accepte d’effectuer des travaux dans l'habitation, travaux qui en principe devraient être effectués par le propriétaire. Dans ce cas, le locataire et le propriétaire signeront une convention écrite réglementée par la loi : le bail de rénovation. Ce bail précise les travaux à effectuer et la contrepartie de ceux-ci (diminution ou suppression du loyer pendant une période déterminée). 
     
  7. La vie de locataire n’est pas un long fleuve tranquille, celle de propriétaire non plus. Des différends peuvent survenir suite par exemple au non-paiement par le locataire des loyers, la non réparation par le propriétaire de la chaudière défectueuse, d'une fuite au toit qui fait que de l'eau coule sur le plafond du dernier étage et entraîne de vilaines taches d'humidité, etc.
     
    Compétence du juge de paix
     
    L'idéal est de résoudre les litiges à l'amiable. Mais parfois ce n'est pas possible, et il faut recourir à d'autres moyens.
     
    Le juge de paix est compétent en matière de bail. Deux procédures sont possibles :
    1. une procédure de conciliation : cette procédure est gratuite et ne nécessite pas le recours à un avocat. Le juge de paix va avoir un rôle de médiateur, afin de vous permettre de trouver un accord. Il ne prend pas de décision, et n'essaie pas de vous en imposer une. Si vous trouvez un accord entre vous, un procès-verbal en est dressé. Ce procès-verbal a la même valeur qu'un jugement. Et donc, l'affaire peut ainsi être réglée sans frais de justice ni frais d'avocat ;
    2. une procédure judiciaire classique : vous pouvez y recourir directement, ou après l'échec d'un accord à l'amiable dans le cadre d'une procédure de conciliation. Ici le juge n'est plus un médiateur. Il commencera par voir si un accord est possible entre vous. S'il voit que ce n'est pas possible, il prend une décision quant au litige qui lui est soumis. Cette procédure n'est pas gratuite (des frais de justice seront à payer, notamment le droit de mise au rôle) surtout si vous prenez un avocat.

    Où trouver un juge de paix ?

    En Belgique, nous avons 187 Justices de Paix : une par canton. Cette proximité découle du fait que le juge de paix est chargé de rendre des décisions en cas de litiges entre citoyens : locataire et propriétaire, mais aussi époux, voisins, client et commerçant, etc.
     
    Pour trouver la justice de paix la plus proche de chez vous, consultez le site du SPF Justice
     
    Et si je n’ai pas d’argent pour payer un avocat ?
     
    Vous n'êtes pas obligé de faire appel aux services d'un avocat pour exposer votre problématique à un juge de paix.  
    Si vous faites le choix de prendre un avocat, il faudra bien entendu le payer. Assurez-vous que vous avez les moyens de régler ses honoraires avant même de le contacter. Si vos moyens financiers ne vous permettent pas de payer les honoraires d'un avocat, vous pouvez vous adresser à une Maison de Justice, soit pour un premier conseil, soit pour la désignation d’un avocat dans le cadre de l’aide juridique. La gratuité de celle-ci vient d'être remplacée par un système de ticket modérateur (ce qui correspond à une faible somme à payer). Il existe en Belgique 28 Maisons de Justice : une par arrondissement judiciaire, sauf à Bruxelles qui en compte deux (une francophone et une néerlandophone).

    Le conseil Wikifin

    • Si vous êtes en désaccord avec votre propriétaire, essayez d'abord de trouver un accord amiable, le cas échéant par le biais d'une procédure en conciliation auprès du juge de paix. Vous éviterez ainsi des frais de justice et d'avocat.

     

  8. Le droit à un logement décent est inscrit dans la Constitution belge. Mais trouver une habitation à prix abordable n’est pas toujours aisé, surtout dans les grandes villes du pays.
     
    Pour vous aider à trouver un toit dans votre budget, les pouvoirs publics ont mis en place différents dispositifs, comme les logements à prix modérés, les logements sociaux, les allocations de loyer et de déménagement pour quitter un logement insalubre, etc. D’autres mesures favorisent l’accès à la propriété, notamment l’octroi de prêts hypothécaires sociaux, bénéficiant de taux d'intérêt relativement bas, aux ménages à faibles revenus.
     
    L'accès au logement est une matière inscrite dans les compétences des Régions. Les règles, notamment en matière d’octroi d’un logement social, diffèrent selon que vous habitez à Bruxelles, en Flandre ou en Wallonie. Il en est de même pour les aides au logement : Bruxelles, la Flandre et la Wallonie ont une approche qui leur est propre.
     
  9. Il est question de colocation lorsqu'un logement est loué à plusieurs. C'est une formule de plus en plus prisée par les étudiants mais aussi par les jeunes actifs, dont le premier salaire ne permet pas forcément de se loger correctement. Des sites immobiliers spécialisés dans la colocation ont fleuri sur Internet. Les candidats se présentent via un profil, comme sur les réseaux sociaux, se rencontrent et choisissent ensuite de cohabiter ou non.
     
    Pour la colocation, la loi sur les loyers est d'application. Les règles en matière de contrat de bail, d'état des lieux et de garantie locative, notamment, sont donc les mêmes que pour les locations plus traditionnelles. 
     
    Signature du contrat de bail
     
    En cas de colocation, le contrat de bail peut être signé :
    soit par tous les colocataires, avec éventuellement une clause de relocation, permettant le remplacement d’un colocataire par un autre ;
    soit par un seul colocataire, qui devient alors l’unique responsable vis-à-vis du propriétaire pour toutes les obligations du bail. Si vous envisagez cette option et que vous êtes cet unique signataire du bail, assurez-vous bien de la fiabilité de vos colocataires avant de vous engager !
     
    Clause de solidarité
     
    L’ajout d’une clause de solidarité dans le contrat de bail est une garantie pour le propriétaire comme pour les colocataires qui ont signé le bail. En effet, cette clause oblige celui qui s’en va à continuer à payer sa part du loyer et des charges jusqu’à la fin du bail. À moins, bien sûr, de trouver un nouveau colocataire, accepté par toutes les parties, pour le remplacer.
     
    Si une telle clause n’existe pas dans le contrat de bail et qu’aucun remplaçant n’a pu être trouvé, les colocataires restants verront leur part du loyer et leurs charges augmenter en conséquence.

    Le conseil Wikifin

    • Si vous optez pour la colocation, veillez à mettre toutes les décisions par écrit, avec la signature de chacun des colocataires, afin d’éviter les éventuelles contestations, notamment en cas de relocation.