Une carrière à votre mesure

Chaque carrière est unique. Tout le monde ne travaille pas à temps plein. Certaines personnes font le choix d’un travail à temps partiel. D’autres, sont contraintes de le faire à défaut de trouver un temps plein. Vous avez l’impression d’avoir fait le tour de la question et avez envie de relever de nouveaux défis ? Par exemple en recherchant un nouvel emploi ou en vous lançant dans le bénévolat ? À moins que vous ne préfériez plonger dans l’inconnu et rechercher un travail à l’étranger ?

Vous voulez entamer une toute nouvelle vie professionnelle ? Pourquoi pas ! Mais pesez bien le pour et le contre avant de franchir le pas. 

  1. La recherche d’un (autre) travail

    Il existe plusieurs méthodes pour trouver un travail que vous pouvez utiliser simultanément pour augmenter vos chances de recevoir une réponse positive.

    1. Répondre à une offre d’emploi : la plupart des employeurs placent leurs offres d’emploi sur leur propre site internet. Vous pouvez postuler à ces offres d’emploi par mail ou via un module d’enregistrement en ligne.
    2. Envoyer une candidature spontanée : vous écrivez directement aux entreprises pour lesquelles vous aimeriez travailler. Vous adressez directement à l’entreprise votre CV et votre lettre de motivation dans laquelle vous expliquez pourquoi vous aimeriez travailler pour elle.
    3. Via les services régionaux pour l'emploi (ACTIRIS à Bruxelles, FOREM en Wallonie, VDAB en Flandre et ADG en Communauté germanophone) : vous y trouverez non seulement un grand nombre d'offres d'emploi, mais également de l'aide pour réaliser votre CV et rédiger votre lettre de motivation. Ces services peuvent également vous aider à préparer un entretien d’embauche. Si vous souhaitez augmenter vos chances de trouver un emploi, vous pouvez contacter les différents services régionaux.
    4. Visiter des salons de l’emploi : lors de ces salons, vous aurez la possibilité d’entrer directement en contact avec des employeurs.
    5. Vous inscrire dans une agence d’intérim : ces agences savent où il y a des postes vacants, pour des contrats d’intérim comme pour des contrats fixes. Elles fournissent également des infos sur le marché du travail en général.
    6. Réagir à une annonce (en ligne) : de plus en plus d’entreprises recrutent leurs nouveaux collaborateurs via les réseaux sociaux. Songez à LinkedIn, proposant de nombreuses offres d'emploi. LinkedIn est un réseau en ligne très populaire auprès des travailleurs et des entreprises, où vous pouvez partager votre CV et des informations intéressantes concernant votre carrière. Les médias classiques, comme les journaux, publient également des offres d’emploi.
    7. Utilisez votre propre réseau : informez vos amis et votre famille que vous êtes à la recherche d'un nouvel emploi. Ils tomberont peut-être sur une offre d’emploi qui vous a échappé. Ou peut-être ont-ils entendu parler d’une entreprise qui recherche un nouveau collaborateur. Vous pourrez sans doute aussi obtenir plus facilement un premier rendez-vous si vous êtes introduit par une connaissance.
       

    Vous pouvez également lancer votre propre activité en tant qu’indépendant. Plus d’infos sur devenir indépendant.

    Si vous voulez travailler dans le secteur public, vous pouvez solliciter auprès du Selor. Lorsque les services publics fédéraux recrutent de nouvelles personnes, ils font appel au Selor pour trouver et tester les candidats. Il existe toutefois une série de postes vacants pour la fonction publique et pour lesquels le Selor n’intervient pas. C’est le cas pour les provinces, les communes, les villes, l’enseignement, la police, l’armée. Le site internet du Selor vous en dit plus.

    Travailler et étudier : la combinaison idéale ! Ou pas ?

    L’expérience est très importante dans la recherche d’un nouveau travail. Mais parfois, il faut aussi posséder le bon diplôme pour ouvrir certaines portes professionnelles.
    Alors, pourquoi ne pas reprendre le chemin de l’école ?

    Le congé-éducation

    Si vous travaillez dans le secteur privé, vous pouvez bénéficier d’un congé-éducation payé. Durant ce congé-éducation, vous avez le droit de suivre des formations agréées et de vous absenter du travail tout en conservant (partiellement) votre salaire.
    Quelques règles de base concernant le congé-éducation payé (CEP) :

    • Vous pouvez y avoir droit si vous travaillez dans le secteur privé ;
    • Vous devez travailler à au moins 4/5èmes temps (mais des exceptions sont prévues) ;
    • Vous devez suivre une formation professionnelle ou une formation générale donnant droit à un CEP ;
    • La durée du congé dépend du nombre d’heures de formation que vous avez suivies ;
    • L'employeur ne peut pas refuser le congé-éducation payé, mais le planning du congé doit être établi en concertation avec l’employeur.
       

    Plus d’informations sur le congé-éducation sur le site de la Région Wallonne dédié à l’emploi et la formation professionnelle : http://emploi.wallonie.be/.

    Un système comparable existe pour les fonctionnaires fédéraux ou de la Région Wallonne : le congé-formation. Les fonctionnaires qui suivent une formation et qui ont reçu l'autorisation de leur hiérarchie peuvent bénéficier de maximum 120 heures par an de  dispense de service pour suivre une formation en dehors de l’administration.

    N’hésitez pas à vous informer auprès des ressources humaines de votre institution ou entreprise, ou auprès de votre syndicat afin de déterminer dans quelle mesure vous pouvez bénéficier d’un congé payé pour reprendre des études.

    Conseils pour combiner études et travail

    Combiner un emploi et la reprise d’étude n’est pas forcément simple à gérer. Quelques conseils pour mettre toutes les chances de votre côté :

    • Il existe de nombreuses façons de combiner le travail et les études. Certaines écoles supérieures et universités offrent des possibilités d’études flexibles où l’étudiant peut composer un programme individualisé. Le FOREM organise pour sa part des formations plus orientées sur la pratique en Wallonie, tout comme Bruxelles Formation pour Bruxelles.
    • Pour augmenter vos chances de trouver un emploi, vous pouvez choisir de suivre des études qui vous préparent à un métier en pénurie, c’est-à-dire un métier pour lequel les employeurs éprouvent des difficultés à trouver des collaborateurs adéquats. Le FOREM publie chaque année la liste des études offrant le plus de chances de trouver du travail en Wallonie, tout comme l’ONEM. Le VDAB publie annuellement une liste des métiers en pénurie en Flandre.
    • Vous pouvez également bénéficier d’un soutien financier sous forme de chèques-formation, permettant de payer une partie de vos frais d'inscription. Vous pouvez les acheter auprès de Sodexo. Toutes les formalités pour en bénéficier sont expliquées sur le site de la région Wallonne.
       
  2. Tout le monde ne travaille pas à temps plein. Certains choisissent de travailler moins ou pas du tout, structurellement ou temporairement, pour diverses raisons : éduquer les enfants, aider un parent malade, .... Il existe différentes façons de travailler moins.
    Si votre entreprise a des difficultés, vous pourriez également être amené à réduire votre temps de travail ou à ne pas travailler durant un moment.

    Travailler à temps partiel

    Pour travailler à temps partiel il faut exercer au moins le tiers d’un emploi à plein temps. Un travail à tiers temps signifie que vous travaillez +/- 13 heures par semaine. Si vous travaillez à temps partiel vous êtes néanmoins toujours assujetti aux règles de la sécurité sociale, et vous avez droit à des vacances annuelles à concurrence du travail presté.

    Si vous choisissez de travailler à temps partiel, vous savez certainement que vous gagnerez moins d’argent que dans le cadre d’un travail à temps plein. Mais attention : le travail à temps partiel réduit aussi votre pension légale et complémentaire. Car la pension à laquelle vous aurez droit sera proportionnelle au travail presté.

    Un complément d’informations sur le travail à temps partiel est présenté sur le site internet de l’ONEM. Vous trouverez plus d’informations sur les possibilités et conditions du travail à temps partiel dans la documentation sociale de votre entreprise. Le service du personnel de votre entreprise pourra également vous renseigner.

    Crédit temps et interruption de carrière

    La plupart des travailleurs à temps partiel qui optent pour ce régime de travail le font pour des raisons personnelles ou familiales. Le secteur public offre cette possibilité via des interruptions de carrière, le secteur privé via un crédit temps.

    Tout le monde n'a pas droit à une interruption de carrière ou à un crédit temps. Informez-vous auprès de votre service du personnel ou de l'ONEM.

    L’interruption de carrière et le crédit temps sont limités dans le temps. Vous pouvez prendre un crédit temps et une interruption de carrière en une fois ou de manière fractionnée dans le temps. Vous pouvez donc ne pas travailler pendant une période donnée, mais aussi travailler à 4/5èmes ou à mi-temps pendant une période donnée.

    Certaines périodes d'interruption de carrière ou de crédit temps peuvent entrer en ligne de compte pour le calcul de votre pension. Si vous voulez travailler un peu moins, cela vaut la peine de vous informer si vous pouvez bénéficier d’un crédit temps ou d’une interruption de carrière qui n’a pas d’impact sur votre pension. Pour un complément d’informations sur les conséquences sur votre pension légale, consultez le site internet de l’ONEM.

    Congés thématiques : congé parental, congé pour assistance médicale ou congé palliatif

    Pour les travailleurs, il existe également une série de congés thématiques : congé parental, congé pour assistance médicale et congé palliatif.

    Le congé parental ne doit pas être confondu avec le congé de maternité ou de paternité, auquel vous avez doit lors de la naissance ou de l’adoption d'un enfant. Le congé parental vous offre la possibilité de travailler temporairement moins, ou pas du tout, afin que vous puissiez éduquer votre (vos) jeune(s) enfant(s). Vous pouvez bénéficier de 4 mois de congé parental pour chaque enfant qui n’a pas encore 12 ans.

    Le congé pour assistance médicale vous offre la possibilité de réduire ou de cesser temporairement votre activité professionnelle pour offrir des soins et une assistance à un parent proche malade.

    Le congé palliatif offre la possibilité de cesser un moment de travailler pour accorder temporairement des soins palliatifs. On entend par soins palliatifs l’assistance et l’accompagnement de personnes malades en fin de vie.

    Chômage temporaire pour raisons économiques

    Votre employeur est en difficulté ? Dans ce cas, il ne doit pas nécessairement directement agir de manière radicale avec un licenciement collectif. Il peut aussi recourir au chômage temporaire pour raisons économiques. Dans ce cas ses employés travailleront moins, à temps partiel, ou pas du tout, pendant une certaine période.

    Lorsqu’ils sont en chômage économique, les travailleurs touchent une allocation de chômage. Cette période de chômage n’a pas d’impact sur la pension des travailleurs.

    L’employeur ne peut pas utiliser le chômage temporaire s'il n'y a aucune chance d'amélioration pour son entreprise ou parce qu'il n'est pas satisfait d'un ou de plusieurs collaborateurs. Le site internet du service fédéral belge de l’emploi donne des informations détaillées à ce sujet.

  3. Flexi-jobs

    Depuis fin 2015, les ‘caisses blanches’ ont été introduites dans l’horeca. L’objectif de ce système est de limiter la fraude et le travail au noir. En compensation de l’introduction de la ‘caisse blanche’, le gouvernement a créé un certain nombre de mesures de soutien. Le système de flexi-jobs et le travailleur flexi-job ont ainsi été mis en place afin de permettre au secteur horeca de bénéficier de travailleurs flexibles à un moindre coût.

    Si un travailleur a au minimum un 4/5ème temps chez un autre employeur qu’un exploitant du secteur  horeca, celui-ci peut être mis au travail dans le cadre d’un flexi-job dans le secteur horeca. Le flexi-salaire est défini en concertation entre le travailleur et l’exploitant horeca (l’employeur), mais ne peut pas tomber sous le minimum légal de 9,50 euros.

    Soins de proximité

    Les aidants proches prennent soins de personnes souffrant d'une maladie chronique dans leur entourage direct. Les aidants proches sont, comme le nom l’indique, des proches de la personne nécessitant des soins : un conjoint, un voisin ou une voisine, un frère, une mère, …

    « Les soins de proximité » est un concept très large. Certaines personnes ne nécessitent de l’aide que pour des aspects relativement pratiques, comme l’entretien de la maison ou les courses. D’autres, sont totalement dépendantes de l'aide d’autrui dans leur vie quotidienne.

    Certaines communes et provinces proposent aux aidants proches une prime de soins de proximité. Pour plus d’informations à ce sujet, prenez contact avec votre administration provinciale ou votre administration communale/CPAS. En tant que chômeur vous pouvez également disposer de certaines dispenses afin d’accorder des soins de proximité.

    Bénévolat

    Le bénévolat est une activité non rémunérée, réalisée pour une organisation sans but lucratif. Le bénévolat peut recouvrir les activités les plus diverses : accueil et soin des animaux, aide dans une maison de repos, assistance à un mouvement de jeunes, … Les possibilités sont légion.

    Attention si vous êtes au chômage et si vous faites du bénévolat : celui-ci peut avoir un impact sur votre allocation de chômage. Pour un complément d’information, consultez http://www.levolontariat.be/.

    En tant que bénévole vous n’êtes pas payé pour votre travail, mais certaines organisations vous rembourseront vos frais. Ce montant n’est normalement pas taxable si vous restez dans un cadre légal strict. Vous trouverez plus d’infos sur le volet fiscal du bénévolat sur le site internet du SPF Finances.

    Si vous êtes en incapacité de travail, vous pouvez faire du bénévolat tant que le travail est compatible avec votre état de santé. C’est le médecin conseil de la mutuelle qui en décide. L’INAMI donne des informations détaillées à ce sujet.

    Lisez les informations sur le bénévolat sur
    http://www.wikifin.be/fr/moments-de-vie/pensions/revenu-et-travail-une-fois-pensionnee

  4. Travailler à l’étranger est une aventure. Mieux vaut parcourir les choses à faire et ne pas faire avant de partir.
    Réfléchissez si vous voulez gardez votre domicile principal en Belgique ou pas. Votre départ aura probablement une influence sur votre sécurité sociale, et fiscalement, beaucoup de choses peuvent changer. Sans oublier les innombrables tracasseries administratives qui vont de pair.

    Le FOREM a consacré toute une page au travail à l’étranger, expliquant non seulement toutes les formalités administratives à accomplir, mais aussi comment trouver du travail à l’étranger.