Étude " Épargner… ou pas ? " - Mars 2017

Les résultats les plus remarquables :

1 Belge sur 3 n’épargne pas

Un Belge sur trois n’a pas épargné au cours des douze derniers mois. Les Belges âgés de 35 à 44 ans et les 65+ sont ceux qui épargnent le moins. 40 % des Belges âgés de 35 à 44 ans n’épargnent pas. Parmi les 65+, la moitié n’épargne pas. La principale raison invoquée pour ne pas épargner est le manque de possibilités financières.

Épargner pour faire face à l’imprévu

Les Belges épargnent principalement pour pouvoir faire face à des frais imprévus et pour se constituer une réserve d’épargne. Au cours des douze derniers mois, 75 % des personnes interrogées ont utilisé une partie de leur épargne, et ce essentiellement pour des frais imprévus (30 %). Financer un petit achat, comme par exemple un voyage, un nouveau smartphone, une dépense liée à un hobby, … constitue une autre raison importante pour laquelle le Belge a recours à sa réserve d’épargne.

Réserve d’épargne : importante, mais perçue comme étant parfois insuffisante

La moitié des personnes interrogées estiment avoir besoin de plus de deux fois les revenus nets du ménage en guise de réserve d’épargne. 41 % indiquent disposer effectivement d’une telle réserve. Par contre, 29 % des Belges disent disposer de moins d’une fois les revenus nets du ménage. Ce sont surtout les 35-44 ans qui figurent dans ce groupe : 39 % des 35-44 ans indiquent disposer de moins d’une fois les revenus nets du ménage.

C’est également ce groupe d’âge des 35-44 ans qui, avec celui des 25-34 ans, estime de façon significativement plus fréquente disposer d’une épargne directement disponible trop peu élevée. Parmi toutes les personnes interrogées, 44 % estiment disposer d’une épargne insuffisante. Pour les deux groupes cibles les plus jeunes (25-34 ans ; 35-44 ans), ce pourcentage atteint 60 %.

L’épargne ne donne pas nécessairement un sentiment de sécurité ou d’euphorie

La moitié des épargnants ont plutôt un sentiment négatif en ce qui concerne leur comportement d’épargne. Ainsi, la majorité d’entre eux indiquent se sentir frustrés car ils souhaiteraient en réalité épargner davantage. D’autres sont plutôt résignés : ils aimeraient épargner plus mais ils dépensent trop.

30 % des personnes qui n’épargnent pas restent assez sereines à ce sujet, voire même résignées. « Je ne peux rien y faire » ou « Mon épargne ne rapporte de toute façon rien » sont des exemples de remarques que l’on entend souvent de la bouche de celles et ceux qui n’épargnent pas.

L’épargnant belge reste peu impliqué dans sa recherche de rendement

Dans le contexte actuel de taux bas, tous les Belges ne cherchent pas à obtenir un rendement plus élevé pour leur épargne : seuls 40 % sont intéressés par une telle recherche. Déplacer son épargne vers une autre banque n’est pas non plus une démarche fréquente : 44 % des personnes interrogées indiquent ne transférer leur argent qu’à partir d’une différence de taux d’au moins 3 %.

L’éducation financière aide les épargnants

Par le biais de l’éducation financière, la FSMA/Wikifin.be souhaite conscientiser davantage les consommateurs au fait que de petits gestes peuvent également aider à constituer les réserves d’épargne nécessaires. Pour celles et ceux qui disposent déjà d’une réserve d’épargne, l’éducation financière a aussi son importance. Les Belges sont par exemple peu enclins à déplacer leur épargne. A l’aide d’informations neutres et indépendantes sur l’épargne, ils peuvent mieux s’informer sur les opportunités possibles et les risques liés à leur épargne. 

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Au sujet de l’enquête

L’enquête de Wikifin.be, le programme d’éducation financière de la FSMA, a été menée dans le cadre de La Semaine de l'Argent (du 27 mars 2017 au 2 avril 2017). La Semaine de l’Argent est une initiative de Wikifin.be, en collaboration avec L’Echo/De Tijd et RTBF/Radio 1. Le but de La Semaine de l’Argent est de permettre un débat aussi large que possible sur les questions d’argent. « Épargner… ou pas ? » est le thème central de cette édition. Le bureau d’étude TNS a réalisé l’enquête au moyen d’un questionnaire en ligne. L’enquête s’est tenue en janvier 2017 auprès de 1 002 Belges âgés de 25 à 74 ans.