Se rendre à vélo au travail : coûts et bénéfices

Aller au travail à vélo présente de nombreux avantages, tant pour la santé qu’en matière de mobilité. Rouler à vélo réveille le matin et détend le soir. Mais qu’en est-il des aspects financiers liés à l’utilisation d’un vélo pour se rendre au travail ?

Ses bénéfices

  • L’employeur peut octroyer une indemnité par kilomètre parcouru à vélo. C’est à l’employeur de déterminer s’il paie une indemnité ou pas. Informez donc certainement votre employeur si vous venez au travail à vélo. Le principal avantage d’une indemnité vélo est d’ordre fiscal : elle est exonérée d’impôt à concurrence de 0,23 euro le kilomètre. Cela signifie qu’une indemnité inférieure ou égale à ce montant n’est pas imposée dans le chef du travailleur et que l’employeur peut la déduire à 100 % à titre de frais sans payer de charges sociales. Point important, cette mesure s’applique aussi aux vélos électriques. Franchir de longues distances devient à la portée de chacun. En 2017, le législateur a étendu l’exonération fiscale de l’indemnité vélo aux speed pedelecs, ces vélos électriques qui peuvent atteindre 45 km/h et qui sont assimilés à des cyclomoteurs dans le code de la route.
    Cliquez ici pour obtenir davantage d’informations sur les dispositions fiscales qui concernent les vélos.
  • En tant qu’employé ou fonctionnaire, vous pouvez, si vous prouvez vos frais réels, déduire les kilomètres parcourus à vélo à hauteur de 0,23 euro par kilomètre (contre 0,15 euro pour les autres moyens de déplacement).
    Vous trouverez ici un complément d’informations sur la déclaration fiscale des frais réels.

Que devez-vous encore savoir ?

  • L’exonération fiscale de l’indemnité vélo s’applique également si vous ne parcourez qu’une partie du trajet en vélo (et le reste en transports en commun ou en voiture). Il est même possible de cumuler l’avantage fiscal du vélo et l’utilisation d’un véhicule de société. Votre employeur doit bien entendu le permettre.
  • Certains employeurs soumettent l’octroi d’une indemnité vélo à certaines conditions, comme un nombre minimum de déplacements à vélo par an. Vous pouvez garder trace par écrit de tous vos déplacements, mais vous pouvez aussi les enregistrer dans le calendrier-vélo électronique disponible sur www.biketowork.be. Ce site internet fournit toutes les informations nécessaires concernant l’usage du vélo pour se rendre au travail.
    En guise de petit encouragement supplémentaire adressé aux employeurs, les autorités leur permettent de déduire 120 % de tous les investissements consentis pour encourager l’usage du vélo. L’achat de vélos d’entreprise, l’installation d’emplacements pour vélos, les vestiaires, les douches, etc. peuvent donc être repris dans les livres pour un montant supérieur à leur coût réel.
  • Les indépendants peuvent, quant à eux, récupérer jusqu’à 120 % du prix d’achat de leur vélo. Pour obtenir une information complète n’hésitez pas à contacter votre comptable.

Qu’est-ce que cela coûte ?

Si vous voulez aller au travail à vélo, c’est vous qui fixez le budget à y consacrer. De presque nul, l’investissement peut devenir considérable si vous achetez un vélo de première qualité, une tenue de cycliste et d’autres accessoires. Les principaux frais liés au cyclisme sont les suivants :

  • Le vélo. Que vous sortiez votre vieux vélo de la remise ou que vous en achetiez un neuf, qu’il soit électrique ou non, l’indemnité vélo ne dépend jamais du vélo que vous utilisez pour venir au travail. Un vélo électrique revient facilement à 2 500 ou 3 000 euros. La facture peut grimper à 5 000 euros pour un speed pedelec. Votre employeur peut aussi mettre un vélo d’entreprise à votre disposition sans que cela ait un impact sur le traitement fiscal de l’indemnité vélo.
  • Les assurances vélo. Comme pour toute assurance, il en existe de deux sortes : les assurances pour les dégâts occasionnés à votre vélo et les assurances pour les dommages causés aux tiers alors que vous roulez (assurances RC).
  • La responsabilité des cyclistes est couverte par l’assurance RC familiale. Les vélos électriques sont aussi couverts, à l’exception de ceux qui roulent sans que vous deviez pédaler. Dans ce dernier cas, il est obligatoire de souscrire une RC Auto. Il vous en coûtera quelque 100 euros par an.
  • Les assurances couvrant les dégâts occasionnés à son vélo deviennent de plus en plus populaires. Elles vont de la simple assistance (service de dépannage) à l’omnium complète qui couvre, outre le vol, tous les dégâts subis par votre vélo.
    Cliquez ici pour lire l’article que nous avons déjà consacré à ce sujet.
  • Les accessoires tels qu’un cadenas de bonne qualité, des vêtements imperméables et respirants, un bon éclairage, etc. peuvent sérieusement entamer un budget.
  • Pour finir, la réparation de votre vélo peut parfois se révéler onéreuse, à moins bien sûr que vous soyez futé et que vous le confiez par exemple à un point vélo près d’une gare SNCB.