Enquête : « votre crédit… mérite réflexion ! » - mars 2018

Deux Belges sur trois ont un crédit. Par ailleurs, deux tiers des personnes interrogées considèrent certaines formes de crédit très courantes, telles que les GSM « bon marché » avec abonnement ou l’utilisation d’une carte de crédit, comme n’en étant pas. C’est ce qui ressort de l’enquête Wikifin « Votre crédit … mérite réflexion! » menée auprès de 1 000 Belges, en collaboration avec L’Écho/De Tijd et BEL RTL/Radio 2, à l’occasion de La Semaine de l’Argent. Wikifin.be est le programme d’éducation financière de la FSMA. Suivez La Semaine de l’Argent via le hashtag #lsdla18.

Dans le cadre de l’enquête Wikifin, 66 % des Belges déclarent avoir un crédit et consacrent en moyenne 864 euros par mois à son remboursement. Les Belges empruntent donc souvent et surtout pour des achats importants tels qu’un logement ou un véhicule.

Il est intéressant de relever que la probabilité qu’un Belge ait souscrit un emprunt hypothécaire croît à mesure que s’élève le niveau de ses revenus. 71 % des répondants à revenu plus élevé ont indiqué avoir (eu) un crédit hypothécaire. La proportion n’est plus que de 28 % parmi les personnes à revenu plus faible.

Les Belges indiquent, en outre, avoir souscrit à leur premier emprunt entre leur 24e et leur 32e anniversaire. Ils ont 29 ans environ lorsqu’ils contractent leur premier crédit logement, qui est la forme la plus courante de crédit.

« Un GSM à crédit ? Jamais de la vie ! » C’est en tout cas ce que pense le Belge …

Pour 63 % des personnes interrogées, un GSM « meilleur marché » assorti d’un abonnement fixe ne constitue pas une forme de crédit. Il en va de même de l’utilisation des cartes de crédit des grandes surfaces : 68 % des participants à l’enquête ont déclaré qu’ils ne considèrent pas qu’il s’agit d’un emprunt. En outre, 60 % des sondés ont fourni la même réponse en ce qui concerne les cartes de crédit bancaires. Parmi les personnes interrogées, beaucoup ne distinguent donc pas le crédit qui se cache derrière des pratiques de marché relativement courantes.

15 % des Belges disent utiliser une carte de crédit en cas de solde insuffisant sur leur compte à vue ou d’épargne. 8 % puisent dans cette « réserve » pour acheter de la nourriture. Ce pourcentage grimpe à 12 % parmi les personnes à plus faible revenu.

Nous empruntons principalement à la banque, mais la famille n’est pas oubliée

La banque reste le canal d’emprunt le plus souvent envisagé : 67 % des participants à l’enquête pensent d’abord à leur établissement bancaire pour souscrire à un emprunt. 13 % envisagent de s’adresser à leur famille. Ce pourcentage est plus important parmi les 18-24 ans : dans cette tranche d’âge, 29 % des participants à l’enquête ont indiqué qu’ils songent à leur famille pour emprunter de l’argent et 15 % qu’ils comptent pour cela faire appel à des amis.

10 % des personnes sondées font état de problèmes de remboursement récents, la moitié sait à qui s’adresser d’abord

Une personne interrogée sur dix a rencontré des difficultés pour rembourser son ou ses emprunt(s) au cours des cinq dernières années. Parmi les 25-44 ans, cette proportion atteint 20 %. Les charges d’emprunt sont plus lourdes durant cette période de la vie, ce qui peut expliquer ce résultat. Les Belges savent heureusement à quelle porte frapper en cas de problème : 45 % des répondants ont indiqué qu’ils s’adresseraient avant tout à la personne ou à l’établissement qui leur a consenti le prêt. 26 % en parleraient d’abord avec leur famille.

Pourtant, 14 % des Belges ne se rendent pas compte qu’en cas de retard ou d’absence de remboursement d’un emprunt, leur nom sera enregistré dans le volet négatif de la Centrale des crédits aux particuliers, que l’on appelle la « liste noire ». 31 % des 18-24 ans ne sont pas conscients que leur nom sera ajouté à cette liste en cas de défaut de paiement.

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