Acheter ou investir dans des bitcoins, est-ce risqué ?

Qu’est qu’un bitcoin ?

Le bitcoin est une monnaie virtuelle (ou cryptomonnaie) qui a vu le jour en 2009. Les bitcoins sont générés par un algorithme complexe via des ordinateurs. Il s’agit donc d’argent exclusivement virtuel qui n’existe que dans des portefeuilles numériques… donc pas de billets ou de pièces de monnaies sonnantes et trébuchantes ! 

Les échanges s’opèrent entre utilisateurs sans avoir recours à une banque pour gérer les transactions. Il s’agit donc d’une monnaie décentralisée qui ne dépend d’aucune autorité légale. Sa valeur est uniquement déterminée par la loi de l’offre et de la demande.

De manière générale, les bitcoins peuvent uniquement être utilisés pour négocier certains produits, services et autres crypto actifs sur internet. En Belgique, takeaway.com accepte les paiements en bitcoin par exemple.

 

Mais pourquoi les bitcoins sont-ils tellement risqués ?

Acheter des monnaies virtuelles est une opération risquée pour de nombreuses raisons.

  • Les paiements en bitcoins sont totalement anonymes. Cette caractéristique attire les fraudeurs et les criminels mais facilitent aussi les pratiques de blanchiment d’argent ;
  • La fraude aux cryptomonnaies fait de plus en plus de victimes dans le monde entier et aussi en Belgique. Le nombre de plaintes s’accélère. L’Autorité de contrôle des marchés financiers, la FSMA,  lance régulièrement des avertissements à propos de telles escroqueries. Elle publie des listes de plateformes sur lesquelles se négocient des monnaies virtuelles et pour lesquelles il y a des indications de fraude ;
  • La valeur de change de l’argent virtuel en une monnaie officielle (comme l’euro) peut fortement varier et entraîner d’importantes pertes financières. Des variations de prix de plus de 30 % en une seule journée ne sont pas rares. Il n’existe pas d’autorité de contrôle du cours de l’argent virtuel. Le prix des monnaies peut également varier en fonction de la plateforme et de la localisation géographique : les monnaies virtuelles sont souvent plus chères en Asie ;
  • La plateforme de négociation ou le porte-monnaie électronique peuvent être piratés ou tomber en faillite. En février 2014, la plateforme japonaise de bitcoin Mt.Gox est tombée en faillite. 800.000 bitcoins pour une valeur de 450 millions de dollars US sont partis en fumée ;
  • Cet argent virtuel n’est pas émis par une banque centrale ou un émetteur agréé d’argent (électronique), il n’existe aucune réglementation et donc aucun contrôle des transactions. Il n’est pour l’instant pas possible de porter plainte auprès d’une quelconque instance officielle ;
  • L’argent virtuel n’est pas un moyen de paiement légal : personne n’est obligé d’accepter un paiement au moyen d’argent virtuel ;
  • Les placements en argent virtuel ne sont pas protégés par les autorités alors que l’argent placé sur un compte d’épargne, un compte à terme est protégé par les autorités jusqu’à 100.000 euros par institution financière et par personne.

CONSEILS WIKIFIN

  • Rappelez-vous : si c’est trop beau pour être vrai, c’est que cela ne l’est pas. Le SPF Economie a lancé en 2018 via sa campagne « trop beau pour être vrai » un point de contact pour les victimes d’arnaques sur internet.
  • Pour ne pas vous faire avoir, cherchez toujours à savoir à qui vous avez affaire. Si, de manière plus générale, vous voulez vérifier si les opérations qui vous sont proposées sont régulières et contrôlées, consultez alors le moteur de recherche sur le site de la FSMA.
  • Consultez régulièrement les mises en garde de la Banque Nationale de Belgique et de la FSMA. Vous pouvez également contacter directement la FSMA via e-mail: info@fsma.be).